Législatives 2017 : consultation des candidats du second tour de la Haute-Garonne et du Gers

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Face aux problématiques multiples qui touchent aujourd’hui les abeilles (OGM, pesticides, frelons asiatiques, …), le Syndicat Apiculteurs Midi-Pyrénées invite tous les candidats aux législatives dans les départements de la Haute-Garonne et du Gers à se saisir de ces questions importantes.
Ci-dessous, un questionnaire à leur intention :

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Le jeudi 15 juin a été organisé à notre rucher-école une consultation publique des candidats. Claire Dujardin et Patrick Jimena ont répondu présents. –> Voir les photos de l’événement

Législatives 2017 : les candidats qualifiés pour le second tour des élections législatives du 18 juin 2017

circonscriptions-gris1

HAUTE-GARONNE

1ère circonscription :

2ème circonscription :

“Prise par le temps, je n’ai pu faire le déplacement jeudi, mais je n’en demeure pas moins très attachée à la protection de la biodiversité et des pollinisateurs. Je me retrouve tout à fait dans l’intervention de Claire Dujardin et ne manquerai pas de vous rencontrer après l’élection !”

3ème circonscription :

“Le combat pour la préservation des abeilles est prioritaire et durant ma mandature à l’Assemblée Nationale, j’ai milité en ce sens et je continuerai à le faire. Je suis fière d’avoir été choisie pour recevoir prochainement l’Abeille d’Or de l’Académie du même nom. Le combat continue. Notre avenir est en jeu.”

4ème circonscription :

5ème circonscription :

1) Pesticides
Oui, je m’engage à tout faire pour que cette interdiction ne soit pas remise en cause. Les pesticides sont néfastes pour la faune, la flore et naturellement aussi pour l’être Humain.2) Fiscalité
Je propose que l’activité soit aidée et exonérée de charges. Les apiculteurs sont les laboureurs de la vie, l’État doit s’investir efficacement pour protéger cette activité de loisir et professionnelle.

3) Frelon asiatique
L’État doit donner les moyens financiers et matériels aux communes et aux apiculteurs, seuls capables d’avoir une action efficace sur la destruction des nids.

4) OGM
L’interdiction de la culture OGM en France est incohérente quand on sait que la France importe des OGM de l’étranger.

5) Biodiversité
Élu député, je soutiendrais le développement de jachères fleuries mellifères et m’engagerais à voter l’interdiction de tous les pesticides reconnus nocifs pour la santé humaine ou
l’environnement.

6ème circonscription :

1) Pesticides
Vous engagez-vous pour que cette interdiction ne soit pas remise en cause ?
Oui
Soutiendrez-vous la proposition portée par le SNA de modifier l’arrêté de 2003 sur la mention abeille, pour que les traitements ne se fassent plus que le soir afin de diminuer les quantités utilisées et l’impact sur notre environnement ?
Oui2) Fiscalité
Que proposez-vous ?
Je partage le souhait de simplifier l’accès à l’apiculture, professionnelle et de loisir. Si je suis réélue députée, je m’engage à recevoir les représentants des apiculteurs à ma permanence parlementaire s’ils le souhaitent, pour m’exposer leurs besoins et leurs propositions, et à les relayer sous forme de questions écrites et/ou orales ainsi que par des interpellations directes au Ministre de l’Agriculture. Je sais en effet les difficultés du monde apicole, et je crois en la nécessité de faire confiance aux acteurs de terrain et de les écouter pour comprendre au mieux les enjeux de cette profession et ses attentes.

3) Frelon asiatique
Que proposez-vous pour en venir à bout ?
Le problème du frelon asiatique dépasse le cadre de l’apiculture comme le constate l’UNAF (atteinte à la santé publique, impact sur la biodiversité, danger pour les arboriculteurs), et concerne plusieurs autres pays européens. Suite aux préconisations de l’ANSES et des apiculteurs, et au classement par la Commission européenne de ce prédateur sur une liste d’espèce invasive, Ségolène Royal a annoncé au 21ème Congrès de l’UNAF en septembre 2016 un décret qui donnerait aux préfets le pouvoir d’engager des opérations de destruction des nids de frelons, quels que soient les lieux où ils seront identifiés, y compris sur les propriétés privées. Celui-ci a été publié le 21 avril 2017. L’UNAF demande aujourd’hui le classement du frelon asiatique en danger sanitaire de 1ère catégorie, la reconnaissance du piégeage de printemps des reines fécondées comme mesure de lutte et une autorisation pérenne de destruction des nids par le dioxyde de souffre. Pour enrayer la progression du frelon asiatique sans menacer nos écosystèmes, un travail important de collaboration doit être impulsé entre les pouvoirs publics, les scientifiques et les apiculteurs. Si je suis élue députée, je m’engage à relayer les préconisations et besoins des professionnels au Ministère.

4) OGM
La culture d’OGM est actuellement interdite en France. Au cours de votre mandat défendrez-vous le maintien de cette interdiction ?
Oui

5) Biodiversité
L’abeille est une sentinelle précieuse qui nous alerte sur la qualité de notre environnement.
Soutiendrez-vous le développement de jachères fleuries mellifères (entre avril et septembre) ?
Oui
Vous engagez-vous à voter l’interdiction de tous les pesticides reconnus nocifs pour la santé humaine ou l’environnement ?
Oui

1) Pesticides
A votre initiative, sous la pression des apiculteurs, d’agriculteurs, une poignée de députés, avec Gérard Bapt à leur tête, a défendu, contre vents et marrées, l’interdiction de l’utilisation des insecticides néonicotinoïdes pour 2018.
Le vote de cette interdiction m’avait fait sourire car, elle était accompagnée de dérogations possibles jusqu’en 2020… Autant dire éternellement car les lobbys de l’agrochimie n’auront aucune difficulté à convaincre un gouvernement de soutenir leurs redoutables molécules au détriment de l’ensemble de la chaine alimentaire concernée par le voyage sans fin de ces perturbateurs endocriniens.
Je me battrais pour interdire totalement l’utilisation des néonicotinoïdes dès 2018. Minoritaire à l’assemblée, avec vous, nous éclairerons l’opinion publique par la diffusion des études démontrant les effets des néonicotinoïdes sur la chaine alimentaire.2) Fiscalité
Un laboratoire toulousain (l’ENFA) a valorisé le travail des insectes pollinisateurs. Il évalue ce travail de pollinisation à plusieurs milliards.  Mon raisonnement est simple, sans le travail des abeilles et des apiculteurs, la plus part de nos fruits, légumes etc disparaitraient; les agriculteurs, les commerçants verraient fondre leur chiffre d’affaire et par la même les rentrées fiscales de la France.
Depuis 2017, l’Etat fiscalise dès la première ruche, la réglementation interdit même à l’apiculteur familial de donner un pot de miel à son voisin !
Or, il manquerait 3 millions de ruches en Europe, les productions chutent depuis des décennies et nous importons les trois quart du miel consommé en France.
Je propose de soutenir le développement de l’apiculture en ne fiscalisant qu’à partir de la 50 ème ruche

3) Frelon asiatique
Je proposerai une loi  pour classer le frelon asiatique Vespa velutina en espèce nuisible au sein du code rural et de la pêche maritime.
Ce vote entrainera de fait la mobilisation de toutes les collectivités territoriales qui devront éradiquer cette espèce dès lors qu’elle leur sera signalée.
Par ailleurs, nous devrons trouver les moyens financiers pour soutenir les deux équipes françaises de recherche qui travaillent sur le frelon Vespa velutina.
Dans tous les cas, la destruction des nids ne doit pas impacter l’environnement; des produits dangereux pour l’environnement ne doivent pas être utilisés pour détruire les nids.

4) OGM
Qu’ils soient nouveaux ou pas je serai attaché à l’interdiction des cultures OGM et à toutes les techniques de manipulation du vivant comme les VTH (Variétés Tolérantes aux Herbicides).

5) Biodiversité
L’abeille est un excellent vecteur de communication pour sensibiliser petits et grands à la préservation de la biodiversité.
Nous  réfléchirons ensemble, dès les premières semaines de mon mandat, à la mise en place d’un programme national de découverte, d’apprentissage, de préservation de la biodiversité qui devra s’inscrire dans une loi “biodiversité”.
Il serait effectivement judicieux de soutenir le développement de jachères fleuries notamment dans ces lieux où ne subsiste plus que l’agriculture intensive … sans vie.
Quant à l’utilisation des pesticides, ne croyez-vous pas qu’il est temps pour le législateur de faire face, avec courage et détermination, aux injonctions de l’industrie agrochimique ?
Minoritaire à l’assemblée nationale, je serai pourtant le premier promoteur de l’abeille et d’une biodiversité à préserver.

7ème circonscription :

1) Pesticides
L’utilisation des biocides à grande échelle, dont les néonicotinoïdes, dans l’agriculture est l’une des résultantes des politiques agricoles engagées par la France au sortir de la seconde guerre mondiale, politique du remembrement visant à favoriser les grandes monocultures aux dépens de l’agriculture paysanne (qui préservait un équilibre et une biodiversité dans nos campagnes) et incitant à l’utilisation en masse des intrants chimiques (engrais, biocides) de plus en plus performants donc de plus destructeurs pour les espèces de la faune et de la flore jugées indésirables, mais également néfaste pour la santé des consommateurs. Consciente de la hausse alarmante de la mortalité des abeilles, avec une surmortalité de 30 à 35% et jusqu’à 50 dans certains cas en période hivernale, je serai intransigeante sur tout ce qui touche à l’environnement et à la santé des français, je m’engagerai à maintenir l’interdit de l’utilisation des néonicotinoïdes, à refuser toutes dérogations et je soutiendrai votre proposition visant à obliger l’épandage des produits néfastes aux abeilles le soir, lorsqu’elles sont moins sujettes à ingérer ces produits afin de nous éviter le cauchemar d’un nouvel écocide.2) Fiscalité
Les réglementations ont été durcies pour les petites structures en imposant une réglementation et fiscalité lourde, notamment dans l’agriculture pour les petites structures contrairement aux promesses du gouvernement précédent, dont Macron, l’inverse d’un choc des simplifications. Je soutiendrai toutes initiatives de simplification des réglementations et de la fiscalité en veillant à ce qu’elles soient justes. L’UE autorise l’importation de miel, chinois notamment, coupé avec du sirop de glucose avec lequel les abeilles ont été nourries (donc du sucre) alors que la réglementation sur les petits apiculteurs ne cesse de se durcir. Il s’agit d’une concurrence déloyale et mortifère pour nos apiculteurs Français.

3) Frelon asiatique
L’arrivée du frelon asiatique en 2003- 2004, a coïncidé avec la hausse de la surmortalité des abeilles, il colonise tous les espaces et bientôt ce sera l’Europe qui sera colonisée par cet invasif. Face à cette menace, il faut inciter les piégeurs volontaires au niveau national et inciter la recherche et la mise à disposition des pièges sélectifs comme les pièges à phéromones.

4) OGM
La culture d’OGM est actuellement interdite en France. Au cours de votre mandat défendrez-vous le maintien de cette interdiction ?
Je me battrai pour l’interdiction de la culture d’OGM, car trop d’incertitudes garantissant aux consommateurs des aliments sains. Il faut s’en tenir au principe de précaution.
La privatisation des semences par des multinationales est un enjeu vital pour la préservation du monde rural.

5) Biodiversité
Je suis évidemment favorable, comme je l’indiquais dans la première question à soutenir la biodiversité, le développement des jachères fleuries et des mesures à prendre pour préserver la biodiversité, tout comme l’incitation à la plantation des haies, et je m’engage à voter l’interdiction des biocides nocifs à l’homme et à l’environnement.

8ème circonscription :

Message vidéo reçu de M. Michel Montsarrat :


9ème circonscription :

1) Pesticides
Vous engagez-vous pour que cette interdiction ne soit pas remise en cause ?
Tout pesticide est un perturbateur endocrinien. Emmanuel Macron s’engage à établir une réglementation ferme c’est-à-dire à interdire sans délai les perturbateurs endocriniens présentant un risque sanitaire avéré, et à étendre cette interdiction à ceux dont la toxicité est probable, à partir du moment où existent des solutions scientifiquement reconnues comme moins toxiques. Personnellement je m’engage à me battre pour que cette voie vers l’interdiction des insecticides néonicotinoïdes soit poursuivie et amplifiée. Donc oui je m’engage à ce que cette interdiction ne soit pas remise en cause.
Nous définirons un calendrier prévoyant l’élimination progressive des pesticides en commençant par ceux qui présentent un risque pour la biodiversité ou la santé, et le développement d’alternatives. Nous soutiendrons l’adoption d’exigences similaires au niveau européen, dans le but d’accélérer la mutation de la filière agroalimentaire.
Dès le début du quinquennat, nous séparerons les activités de conseil aux agriculteurs et de vente des pesticides qui peuvent susciter des conflits d’intérêt.
Nous fixons le cap de protéger les Français de leur exposition aux perturbateurs endocriniens, autres que les pesticides.
Soutiendrez-vous la proposition portée par le SNA de modifier l’arrêté de 2003 sur la mention abeille, pour que les traitements ne se fassent plus que le soir afin de diminuer les quantités utilisées et l’impact sur notre environnement ?
Je rappelle que l’Etat mènera une campagne de mobilisation de même ampleur que le plan cancer afin de sensibiliser les Français et inciter à de nouvelles pratiques de consommation. Associer ainsi aussi étroitement l’alimentation et la santé servira de levier fort pour l’apiculteur. Les abeilles sont nos premiers médecins préventifs. De véritables indicateurs de santé publique.2) Fiscalité
Que proposez-vous ?
Les abeilles sont nos lanceurs d’alerte à la pollution; les apiculteurs en sont les relais. S’ils se renforcent, notre vigilance concernant notre environnement et donc notre santé sera renforcée ; s’ils s’affaiblissent comme ce fut le cas toutes ces dernières années la carte de la pollution nuisible, voire mortelle, devient illisible.
Plusieurs incitations sont possibles afin de favoriser une pratique saine: diminuer les contraintes fiscales de l’apiculteur. Proposer une franchise pour la profession la première année d’installation, ou même les premières années, et aider de façon plus importante au développement de l’entreprise familiale, tant que le taux de mortalité des abeilles ne baisse pas. C’est une priorité agricole, environnementale, et de santé publique. Il faut également être plus vigilant sur une pratique saine, et lisible, de l’apiculture, afin que le consommateur sache ce qu’il consomme. Je serai une députée vigilante sur cette question.

3) Frelon asiatique
Que proposez-vous pour en venir à bout ?
Pour l’instant, les apiculteurs ne disposent plus de produit respectueux de l’environnement permettant de lutter contre le frelon asiatique (comme ce désinfectant utilisé pour les cuves à vin dans le Frontonnais). Restent les pesticides dont ils ne veulent pas. Ce problème du frelon asiatique concerne plusieurs autres pays européens. Il faudra donc redéposer un dossier devant l’union européenne. Depuis le 21 avril 2017 et grâce à Ségolène Royale, un décret donnant au préfet le pouvoir d’engager des opérations de destruction de nids de frelons, y compris sur les propriétés privées a été publié. Il faut maintenant le faire respecter.
Je m’engage à travailler en collaboration avec mes collègues parlementaires, les agriculteurs et les pouvoirs publics, pour mettre en place des moyens propres de destruction des nids de frelons avec des produits qui ne menacent pas nos écosystèmes.

4) OGM
La culture d’OGM est actuellement interdite en France. Au cours de votre mandat défendrez-vous le maintien de cette interdiction ?
La culture d’OGM est actuellement interdite en France. Si E Macron ne compte pas les autoriser, il veut que la recherche publique reprenne pour qu’elle ne soit pas entre les mains de groupes privés internationaux comme Monsento-Bayer.

5) Biodiversité
L’abeille est une sentinelle précieuse qui nous alerte sur la qualité de notre environnement.
Soutiendrez-vous le développement de jachères fleuries mellifères (entre avril et septembre) ?
Les jachères fleuries mellifères augmentent la qualité alimentaire des insectes polinisateurs, comme l’abeille et le papillon. Encore faut-il, pour aider les apiculteurs, qu’elles soient semées au bon moment, ce qui n’est pas toujours le cas actuellement, (avec pour conséquence une mauvaise utilisation des aides de la PAC). C’est pourquoi les apiculteurs appellent à développer ces jachères fleuries entre avril et septembre. Ce que je soutiendrai, si je suis élue.
Vous engagez-vous à voter l’interdiction de tous les pesticides reconnus nocifs pour la santé humaine ou l’environnement ?
Oui.

10ème circonscription :

GERS

1ère circonscription :

2ème circonscription :

Non classé

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